Interprètes

Soliste

24 - 26 mars '18

Tournée V
24 - 26 mars '18

Vilde Frang

Tournée

Dates et lieux des concerts

  • 24 mars 2018 | Tonhalle Maag Zuerich | 19:30
  • 26 mars 2018 | Victoria Hall Genève | 20:00

Interprètes

Programme Zurich

Dans le cadre d’une nouvelle série de concerts, nous vous présentons les meilleurs lauréats des prix d’études et prix d’encouragement du Pour-cent culturel Migros. Découvrez nos Solistes de demain au gré d’un court récital de 30 minutes qui débutera une heure avant les concerts Migros-Pour-cent-culturel-Classics suivants : les 22.10.2017, 30.11.2017, 23.1.2018 und 31.5.2018 à Lucerne, ainsi que les 24.10.2017, 24.3.2018 et 9.6.2018 à Zurich. Votre abonnement ou votre billet de soirée vous accorde une entrée gratuite à chacun de ces concerts.

Nos solistes de demain
Née à Londres et maintenant établie à New York, Anna Clyne s’est rapidement imposée comme l’une des femmes compositeurs les plus innovatrices de sa génération. Sa passion consiste à « collaborer avec des artistes innovateurs et désireux de prendre des risques, qu’ils soient musiciens, cinéastes, créateurs visuels ou chorégraphes ». Inspirée tant les images que par le mouvement, la musicienne anglaise tient à « créer de la musique pouvant interagir avec d’autres formes d’art et produire de l’effet sur les auditeurs, quel que soit leur niveau d’appréciation de la musique ». Ancienne compositrice en résidence des Orchestres Symphoniques de Chicago et de Baltimore, Anna Clyne a occupé entre 2014 et 2016 une même fonction auprès de l’Orchestre National d’Ile-de-France. C’est une commande de cette dernière phalange et de l’Orchestre Symphonique de Seattle qui l’a conduit à écrire en 2015 This Midnight Hour, page orchestrale d’un seul tenant basée sur deux poèmes, respectivement signés Juan Ramón Jieménez et Charles Baudelaire. « Une femme dénudée courant comme une fille à travers la nuit » est l’image retenue chez le poète espagnol, alors que la musicienne a choisi le poème Harmonie du soir dans Les Fleurs du mal : « (…) Les sons et les parfums tournent dans l’air du soir ; valse mélancolique et langoureux vertige », qui a évoqué chez Anna Clyne un voyage visuel ponctué de pulsations rythmiques et de cascades d’arabesques. L’œuvre a été créée le 13 novembre 2015 à… Plaisir, dans la grande banlieue parisienne.
Moderato con moto – Agitato – Tempo primo
Vivace – Animando – Largamente – Cadenza
Passacaglia: Andante lento
(Un poco meno mosso)


Les années 1930 ont vu la floraison d’une incroyable lignée de concertos pour violon, commençant avec celui de Stravinski (1931) et culminant avec ceux de Barber, Hindemith, Walton, Hartmann et Britten (qui datent tous de 1939), après que Szymanowski, Bloch, Prokofiev, Schönberg, Bartók et Berg se soient eux aussi prêtés à l’exercice. C’est d’ailleurs le concerto de ce dernier, entendu lors d’un voyage à Barcelone, qui a donné à Britten l’envie de composer une œuvre concertante similaire. Commencé en 1938 en Angleterre et achevée l’année suivante au Québec, puis aux Etats-Unis, où il avait suivi ses amis écrivains Auden et Isherwood, l’unique concerto pour violon de Britten est marqué par un sentiment de désespoir que la Guerre civile espagnole avait suscité chez le compositeur anglais, sympathisant des forces républiques. L’œuvre a donc valeur de « concerto funèbre » et est dès lors étroitement apparentée au War Requiem de Britten, composé en 1940. Elle respecte une découpe en trois mouvements, mais ceux-ci sont inversés par rapport à l’ordre traditionnel, le mouvement rapide constituant le pivot central de l’ouvrage. L’opulente orchestration intègre aussi un glockenspiel, une harpe et une large palette de percussions. A la demande du violoniste espagnol Antonio Brosa, créateur du concerto en mars 1940 à New York, Britten avait initialement laissé libre cours à une virtuosité assez luxuriante dans la partie du soliste. Il a par la suite allégé la partition lors des révisions entreprises en 1950 et en 1958.
Eveil d’impressions joyeuses en arrivant
à la campagne. Allegro ma non troppo
Scène au bord du ruisseau. Andante molto moto
Réunion joyeuse de paysans. Allegro
Orage, tempête. Allegro
Chant des pâtres, sentiments de contentement
et de reconnaissance après l’orage. Allegretto


Les Cinquième et Sixième symphonies de Beethoven – qui portaient à l’origine une numérotation inverse – sont rigoureusement contemporaines. Elles ont été créées ensemble lors d’un concert marathon entièrement dédié à Beethoven, donné le 22 décembre 1808 au Theater an der Wien. Le compositeur aurait vu cette soirée comme un « concert d’adieu », avant de rejoindre le Royaume de Westphalie créé de toutes pièces par Napoléon, où il s’était vu proposer le poste de Maître de chapelle. Le concert précédant ce départ (avorté avant de devenir effectif !) ne comportait que des « œuvres nouvelles et pas encore publiées » de Beethoven ; Outre les deux symphonies, le programme comportait notamment le Quatrième Concerto pour piano et la Fantaisie pour piano, chœur et orchestre op. 80. Beethoven a lui-même titré l’opus 68 « Symphonie pastorale, ou souvenir de la vie champêtre » lors de sa publication chez Breitkopf et Härtel en 1809. Il s’est toutefois défendu d’avoir voulu faire un « portrait musical », insistant bien plutôt sur les sentiments personnels qui lui ont inspiré cette composition. L’auteur s’est pourtant résigné à donner un « programme » en donnant un sous-titre à chacun des cinq mouvements de la symphonie, qui évoquent successivement de joyeuses impressions campagnardes, une scène bucolique au bord d’un ruisseau, une réunion paysanne, une tempête et un chant de pâtres après l’orage. Berlioz s’est extasié sur cet « étonnant paysage () qui semble avoir été dessiné par Michel-Ange. »

Programme Genève

Née à Londres et maintenant établie à New York, Anna Clyne s’est rapidement imposée comme l’une des femmes compositeurs les plus innovatrices de sa génération. Sa passion consiste à « collaborer avec des artistes innovateurs et désireux de prendre des risques, qu’ils soient musiciens, cinéastes, créateurs visuels ou chorégraphes ». Inspirée tant les images que par le mouvement, la musicienne anglaise tient à « créer de la musique pouvant interagir avec d’autres formes d’art et produire de l’effet sur les auditeurs, quel que soit leur niveau d’appréciation de la musique ». Ancienne compositrice en résidence des Orchestres Symphoniques de Chicago et de Baltimore, Anna Clyne a occupé entre 2014 et 2016 une même fonction auprès de l’Orchestre National d’Ile-de-France. C’est une commande de cette dernière phalange et de l’Orchestre Symphonique de Seattle qui l’a conduit à écrire en 2015 This Midnight Hour, page orchestrale d’un seul tenant basée sur deux poèmes, respectivement signés Juan Ramón Jieménez et Charles Baudelaire. « Une femme dénudée courant comme une fille à travers la nuit » est l’image retenue chez le poète espagnol, alors que la musicienne a choisi le poème Harmonie du soir dans Les Fleurs du mal : « (…) Les sons et les parfums tournent dans l’air du soir ; valse mélancolique et langoureux vertige », qui a évoqué chez Anna Clyne un voyage visuel ponctué de pulsations rythmiques et de cascades d’arabesques. L’œuvre a été créée le 13 novembre 2015 à… Plaisir, dans la grande banlieue parisienne.
Moderato con moto – Agitato – Tempo primo
Vivace – Animando – Largamente – Cadenza
Passacaglia: Andante lento
(Un poco meno mosso)


Les années 1930 ont vu la floraison d’une incroyable lignée de concertos pour violon, commençant avec celui de Stravinski (1931) et culminant avec ceux de Barber, Hindemith, Walton, Hartmann et Britten (qui datent tous de 1939), après que Szymanowski, Bloch, Prokofiev, Schönberg, Bartók et Berg se soient eux aussi prêtés à l’exercice. C’est d’ailleurs le concerto de ce dernier, entendu lors d’un voyage à Barcelone, qui a donné à Britten l’envie de composer une œuvre concertante similaire. Commencé en 1938 en Angleterre et achevée l’année suivante au Québec, puis aux Etats-Unis, où il avait suivi ses amis écrivains Auden et Isherwood, l’unique concerto pour violon de Britten est marqué par un sentiment de désespoir que la Guerre civile espagnole avait suscité chez le compositeur anglais, sympathisant des forces républiques. L’œuvre a donc valeur de « concerto funèbre » et est dès lors étroitement apparentée au War Requiem de Britten, composé en 1940. Elle respecte une découpe en trois mouvements, mais ceux-ci sont inversés par rapport à l’ordre traditionnel, le mouvement rapide constituant le pivot central de l’ouvrage. L’opulente orchestration intègre aussi un glockenspiel, une harpe et une large palette de percussions. A la demande du violoniste espagnol Antonio Brosa, créateur du concerto en mars 1940 à New York, Britten avait initialement laissé libre cours à une virtuosité assez luxuriante dans la partie du soliste. Il a par la suite allégé la partition lors des révisions entreprises en 1950 et en 1958.
Eveil d’impressions joyeuses en arrivant
à la campagne. Allegro ma non troppo
Scène au bord du ruisseau. Andante molto moto
Réunion joyeuse de paysans. Allegro
Orage, tempête. Allegro
Chant des pâtres, sentiments de contentement
et de reconnaissance après l’orage. Allegretto


Les Cinquième et Sixième symphonies de Beethoven – qui portaient à l’origine une numérotation inverse – sont rigoureusement contemporaines. Elles ont été créées ensemble lors d’un concert marathon entièrement dédié à Beethoven, donné le 22 décembre 1808 au Theater an der Wien. Le compositeur aurait vu cette soirée comme un « concert d’adieu », avant de rejoindre le Royaume de Westphalie créé de toutes pièces par Napoléon, où il s’était vu proposer le poste de Maître de chapelle. Le concert précédant ce départ (avorté avant de devenir effectif !) ne comportait que des « œuvres nouvelles et pas encore publiées » de Beethoven ; Outre les deux symphonies, le programme comportait notamment le Quatrième Concerto pour piano et la Fantaisie pour piano, chœur et orchestre op. 80. Beethoven a lui-même titré l’opus 68 « Symphonie pastorale, ou souvenir de la vie champêtre » lors de sa publication chez Breitkopf et Härtel en 1809. Il s’est toutefois défendu d’avoir voulu faire un « portrait musical », insistant bien plutôt sur les sentiments personnels qui lui ont inspiré cette composition. L’auteur s’est pourtant résigné à donner un « programme » en donnant un sous-titre à chacun des cinq mouvements de la symphonie, qui évoquent successivement de joyeuses impressions campagnardes, une scène bucolique au bord d’un ruisseau, une réunion paysanne, une tempête et un chant de pâtres après l’orage. Berlioz s’est extasié sur cet « étonnant paysage () qui semble avoir été dessiné par Michel-Ange. »

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Biographie

Lauréate en 2012 du prix Jeune artiste Crédit Suisse, la violoniste norvégienne Vilde Frang a fait ses études musicales à l’Institut de musique Barratt Due d’Oslo, à la Haute école de musique de Hambourg et à l’Académie Kronberg. Engagée à l’âge de douze ans par Mariss Jansons pour se produire avec l’Orchestre Philharmonique d’Oslo, elle a développé depuis lors une remarquable carrière internationale. L’une des violonistes les plus sollicitées de sa génération, Vilde Frang a notamment joué ces dernières années aux côtés des Orchestres Philharmoniques de Londres et de Vienne, de l’Orchestre de la Tonhalle de Zurich, de l’Academy of St Martin in the Fields, du Mahler Chamber Orchestra et de l’Orchestre Symphonique NHK de Tokyo. Invitée comme récitaliste et musicienne de chambre dans nombre de festivals réputés, elle compte Gidon Kremer, Yuri Bashmet, Martha Argerich, Julian Rachlin, Leif Ove Andsnes et Sol Gabetta parmi ses partenaires. Elle joue sur un violon de Jean-Baptiste Vuillaume construit en 1864.

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