Interprètes

Soliste

20 - 22 janv. '20

Tournée IV
20 - 22 janv. '20

Sol Gabetta

Tournée

Dates et lieux des concerts

  • 20 janvier 2020 | Victoria Hall Genève | 20:00
  • 21 janvier 2020 | Tonhalle Maag Zurich | 19:30
  • 22 janvier 2020 | Casino Berne | 19:30

Interprètes

Programme

En prélude à chaque concert, de talentueux chanteuses et chanteurs, ainsi que des instrumentalistes suisses auront l’occasion de se présenter aux mélomanes. C’est là une «ouverture» à double titre, qui sert non seulement d’introduction aux soirées musicales, mais aussi de porte d’entrée à la carrière de «nos étoiles de demain».


Ouverture

Nul n’est prophète en son pays: ce n’est pas Stravinski qui aurait pu dire le contraire, lui qui est d’abord venu chercher refuge en Suisse pendant la Première Guerre mondiale, avant de s’établir en France en 1920. Poussé par l’imminence d’un nouveau conflit, il a repris la route deux décennies plus tard pour rejoindre les Etats-Unis où la naturalisation américaine lui a été accordée fin 1945. Stravinski a dès lors pu passer un contrat avec l’éditeur américain Boosey & Hawkes. La première nouvelle composition acceptée par cette maison était le fruit d’une commande passée par le chef d’orchestre et mécène suisse Paul Sacher à l’occasion du vingtième anniversaire de l’Orchestre de Chambre de Bâle. Stravinski a répondu à cette sollicitation avec le Concerto en ré majeur pour orchestre à cordes. Cette œuvre composée en 1946 est un dernier témoignage de l’expression néo-classique de Stravinski et donc l’une de ses œuvres les plus accessibles. Au fil des trois mouvements, Stravinski a volontiers superposé les modes majeur et mineur, jouant avec l’intervalle d’un demi-ton. Dans les deux mouvements extérieurs, des instruments isolés sont appelés à se profiler comme solistes, ce qui justifie la désignation de l’ouvrage. Ce concerto dit «de Bâle» (pour le distinguer du précédent Concerto en ré pour violon et orchestre datant de 1931) a été créé le 27 janvier 1947 à Bâle sous la baguette de son commanditaire. L’œuvre a par la suite été choisie par le chorégraphe Jerome Robbins pour son ballet The Cage (1951) qui développe le thème de la femme castratrice.
Avec quelque quatre cents œuvres à son actif, l’Allemand Wolfgang Rihm est l’une des personnalités les plus marquantes de la scène musicale contemporaine. Ce musicien né à Karlsruhe en 1952 a signé ses premières compositions dès son plus jeune âge. Après des études à la Haute école de musique de sa ville natale et une participation au célèbre Cours d’été de Darmstadt, il s’est perfectionné auprès de Karlheinz Stockhausen à Cologne et de Klaus Huber à Fribourg-en-Brisgau, ville où il a aussi suivi des séminaires de musicologie. Wolfgang Rihm s’est lui-même rapidement investi dans des activités pédagogiques, enseignant successivement à Karlsruhe, Darmstadt, Munich et à nouveau dans sa ville natale, où il est professeur de composition depuis 1985. Dès l’été 2016, il est également le directeur artistique du Lucerne Festival Academy: belle consécration pour cet hôte régulier du festival lucernois avec lequel il entretient de longue date une étroite relation. Les premières œuvres de Rihm trahissaient encore l’influence de Webern, Stockhausen et Feldman. Par la suite, le compositeur s’est laissé imprégner par le style de Wilhelm Killmayer, Helmut Lachenmann et surtout Luigi Nono, à qui il a dédié plusieurs de ses œuvres. Aujourd’hui, il ne revendique aucune appartenance stylistique particulière.
Son abondante production couvre un large registre, d’un vaste catalogue de musique de chambre aux œuvres lyriques (une dizaine d’ouvrages dont Dionysos d’après Nietzsche), en passant par la musique orchestrale et de nombreuses œuvres concertantes. Dans ce registre, Rihm a déjà dédié plusieurs ouvrages au violoncelle, dont Monodram (1982/1983), Styx und Lethe (1997/1998) et Konzert in einem Satz (2005/2006).
Les parents de Mendelssohn ont encouragé leur fils à voyager pour cultiver l’ouverture d’esprit. Le musicien a donc traversé la Manche pour la première fois en avril 1829, faisant une première escale à Londres où il a été accueilli par le pianiste Ignaz Moscheles et le poète Karl Klingemann. En compagnie de ce dernier, il a ensuite voyagé en direction du nord, traversant l’Ecosse jusqu’à l’archipel des Hébrides où il a puisé l’inspiration de sa Symphonie «Ecossaise». L’œuvre n’a pourtant trouvé son aboutissement que bien après ce voyage nordique: une douzaine d’années séparent les premières esquisses notées dans un carnet de voyage et la note finale de l’ultime symphonie de Mendelssohn (quoi qu’en laisse croire la numérotation). «Cette symphonie m’échappe à mesure que je crois la tenir» avait déclaré le compositeur, avouant son impuissance à restituer comme il le voulait l’ambiance unique des brumes écossaises. De fait, l’œuvre n’est en rien descriptive: dans une approche très romantique du sujet, elle suggère les couleurs des paysages plus qu’elle ne les reproduit. Il n’y a que dans le deuxième mouvement qu’une mélodie caractéristique du folklore écossais se fait entendre. En quatre mouvements, la Symphonie «Ecossaise» se doit d’être jouée sans interruption, pour répondre au vœu de son auteur. L’ouvrage a été créé le 3 mars 1842 au Gewandhaus de Leipzig, sous la baguette du compositeur, avant d’être triomphalement repris en juin de cette même année à la Philharmonie de Londres, lors du septième voyage de Mendelssohn en Angleterre.

Recommander

Biographie

Née en Argentine de parents franco-russes, Sol Gabetta a fait ses études auprès d’Ivan Monighetti (Madrid, Bâle) et David Geringas (Berlin). Lauréate de plusieurs concours (Tchaïkovski, ARD), elle a remporté en 2004 le Credit Suisse Young Artist Award qui a lancé sa carrière. Invitée comme soliste par les orchestres les plus réputés aux quatre coins du monde, elle était Artiste étoile au Lucerne Festival en 2018. Sol Gabetta se produit aussi avec des ensembles de musique ancienne et de nombreux partenaires de musique de chambre. Son vaste répertoire s’étend de la musique baroque à des pages contemporaines écrites à son intention, notamment par le Letton Pēteris Vasks. Depuis 2006, elle est l’organisatrice du Festival Solsberg dans la région bâloise. Elle anime aussi l’orchestre baroque Capella Gabetta avec son frère violoniste et enseigne à la Haute école de musique de Bâle. En 2018, Sol Gabetta a reçu le Prix Karajan après avoir interprété le Concerto de Schumann au Festival de Salzbourg.

Recommander