Interprètes

Soliste

30 nov. - 2 déc. '17

Tournée III
30 nov. - 2 déc. '17

Nikolaï Lugansky

Tournée

Dates et lieux des concerts

  • 30 novembre 2017 | KKL Luzern | 19:30
  • 02 décembre 2017 | Victoria Hall Genève | 20:00

Interprètes

Programme Lucerne

Dans le cadre d’une nouvelle série de concerts, nous vous présentons les meilleurs lauréats des prix d’études et prix d’encouragement du Pour-cent culturel Migros. Découvrez nos Solistes de demain au gré d’un court récital de 30 minutes qui débutera une heure avant les concerts Migros-Pour-cent-culturel-Classics suivants : les 22.10.2017, 30.11.2017, 23.1.2018 und 31.5.2018 à Lucerne, ainsi que les 24.10.2017, 24.3.2018 et 9.6.2018 à Zurich. Votre abonnement ou votre billet de soirée vous accorde une entrée gratuite à chacun de ces concerts.

Nos solistes de demain
Les quatre concertos pour piano de Rachmaninov – composés entre 1892 et 1927 – ont tous été créés par l’auteur, comme l’a été la Rhapsodie sur un thème de Paganini, suite de variations pour piano et orchestre qui a suivi en 1934. Le Troisième concerto en ré mineur doit son existence à une automobile ! C’est la perspective de pouvoir s’offrir ce véhicule tant convoité avec les gains d’une tournée de concerts qui a poussé le compositeur à entreprendre en 1909 son premier voyage outre-Atlantique. Désireux de faire valoir au public américain toute l’étendue de sa virtuosité pianistique, il a conçu pour l’occasion un nouveau concerto plus vaste et plus difficile que les précédents. L’œuvre est dédiée au pianiste polonais Josef Hofmann, un musicien que Rachmaninov tenait en haute estime. Ce dernier n’a pourtant jamais interprété cet ouvrage qui doit finalement sa popularité au jeune Vladimir Horowitz, qui en a fait un cheval de bataille dès les années 1920. Aux Etats-Unis, Rachmaninov a interprété son Troisième concerto à de nombreuses reprises, notamment sous la direction de Walter Damrosch lors de la création newyorkaise, puis de Gustav Mahler. Le compositeur a par la suite remanié et raccourci l’œuvre pour la rendre plus accessible aux mélomanes de l’époque, qui avaient été quelque peu déboussolés par le caractère « informel » du concerto. Le thème « russe » d’une simplicité désarmante entendu en ouverture réapparaît à plusieurs reprises au fil de l’ouvrage, jusqu’à la frénétique marche finale.
Célèbre de son vivant et promptement oublié après sa mort précoce, à l’écart des grands courants nationalistes russes et en marge du modernisme viennois, Alexandre Scriabine constitue l’une des figures musicales les plus originales du tournant du XXe siècle. Formé au Conservatoire de Moscou, il a d’abord entamé une carrière internationale de pianiste virtuose, tout en produisant des œuvres pour piano encore marquées par l’influence des compositeurs romantiques, à l’instar de son proche ami Rachmaninov. Un concerto pour piano, composé en 1896, l’a ensuite conduit vers le registre orchestral. Les deux premières de ses trois symphonies n’ont pas tardé à suivre. Composées à intervalle rapproché (1900 et 1901), elles sont toutes deux coulées dans une forme peu traditionnelle, respectivement en six et cinq mouvements. Scriabine avait d’abord songé à inclure des voix dans la Deuxième symphonie, comme il l’avait fait dans la Première, mais son éditeur Belaïev l’a convaincu de composer une œuvre purement instrumentale. Scriabine y a fait valoir une plus grande maîtrise des couleurs orchestrales, particulièrement dans le mouvement central qui constitue le cœur de l’ouvrage construite selon le principe cyclique de thèmes récurrents. Lors de sa création à Saint-Pétersbourg en janvier 1902, la Deuxième symphonie de Scriabine n’a guère suscité d’enthousiasme. Par la suite, le chef d’orchestre russe Vladimir Safonov a néanmoins salué cette œuvre comme étant « la nouvelle Bible ».

Programme Genève

Les quatre concertos pour piano de Rachmaninov – composés entre 1892 et 1927 – ont tous été créés par l’auteur, comme l’a été la Rhapsodie sur un thème de Paganini, suite de variations pour piano et orchestre qui a suivi en 1934. Le Troisième concerto en ré mineur doit son existence à une automobile ! C’est la perspective de pouvoir s’offrir ce véhicule tant convoité avec les gains d’une tournée de concerts qui a poussé le compositeur à entreprendre en 1909 son premier voyage outre-Atlantique. Désireux de faire valoir au public américain toute l’étendue de sa virtuosité pianistique, il a conçu pour l’occasion un nouveau concerto plus vaste et plus difficile que les précédents. L’œuvre est dédiée au pianiste polonais Josef Hofmann, un musicien que Rachmaninov tenait en haute estime. Ce dernier n’a pourtant jamais interprété cet ouvrage qui doit finalement sa popularité au jeune Vladimir Horowitz, qui en a fait un cheval de bataille dès les années 1920. Aux Etats-Unis, Rachmaninov a interprété son Troisième concerto à de nombreuses reprises, notamment sous la direction de Walter Damrosch lors de la création newyorkaise, puis de Gustav Mahler. Le compositeur a par la suite remanié et raccourci l’œuvre pour la rendre plus accessible aux mélomanes de l’époque, qui avaient été quelque peu déboussolés par le caractère « informel » du concerto. Le thème « russe » d’une simplicité désarmante entendu en ouverture réapparaît à plusieurs reprises au fil de l’ouvrage, jusqu’à la frénétique marche finale.
Célèbre de son vivant et promptement oublié après sa mort précoce, à l’écart des grands courants nationalistes russes et en marge du modernisme viennois, Alexandre Scriabine constitue l’une des figures musicales les plus originales du tournant du XXe siècle. Formé au Conservatoire de Moscou, il a d’abord entamé une carrière internationale de pianiste virtuose, tout en produisant des œuvres pour piano encore marquées par l’influence des compositeurs romantiques, à l’instar de son proche ami Rachmaninov. Un concerto pour piano, composé en 1896, l’a ensuite conduit vers le registre orchestral. Les deux premières de ses trois symphonies n’ont pas tardé à suivre. Composées à intervalle rapproché (1900 et 1901), elles sont toutes deux coulées dans une forme peu traditionnelle, respectivement en six et cinq mouvements. Scriabine avait d’abord songé à inclure des voix dans la Deuxième symphonie, comme il l’avait fait dans la Première, mais son éditeur Belaïev l’a convaincu de composer une œuvre purement instrumentale. Scriabine y a fait valoir une plus grande maîtrise des couleurs orchestrales, particulièrement dans le mouvement central qui constitue le cœur de l’ouvrage construite selon le principe cyclique de thèmes récurrents. Lors de sa création à Saint-Pétersbourg en janvier 1902, la Deuxième symphonie de Scriabine n’a guère suscité d’enthousiasme. Par la suite, le chef d’orchestre russe Vladimir Safonov a néanmoins salué cette œuvre comme étant « la nouvelle Bible ».

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Biographie

Le pianiste moscovite Nikolaï Lugansky a été formé à l’Ecole centrale de Moscou puis au Conservatoire de sa ville natale, où il suivi l’enseignement de la grande Tatiana Nikolaïeva. Lauréat du Concours Bach de Leipzig (1988) et du Concours Rachmaninov de Moscou (1990), le musicien a connu la consécration en 1994, lorsqu’il a remporté le prestigieux Concours Tchaïkovski. Sa carrière a dès lors pris un essor sur les grandes scènes internationales, où il est l’invité des orchestres les plus réputés. Considéré comme l’héritier d’une grande lignée de musiciens russes qui remonte à Heinrich Neuhaus, Emil Gilels et Sviatoslav Richter, Nikolaï Lugansky possède une technique extraordinaire et un sens développé de la structure. Ces qualités ne sont pas sans rappeler le jeu de Rachmaninov, le compositeur le plus étroitement associé au nom de Lugansky. Parallèlement à sa carrière de soliste et de musicien de chambre, Nikolaï Lugansky est professeur au Conservatoire de Moscou. Il est aussi un jouer d’échecs émérite.

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