Interprètes

Soliste

12 nov. '18

Concert II
12 nov. '18

Laura Schmid

Tournée

Dates et lieux des concerts

  • 12 novembre 2018 | Victoria Hall Genève | 20:00

Interprètes

Programme

Du vivant de Vivaldi, seuls treize recueils de musique instrumentale ont été publiés. Parmi ceux-ci, figurent les Six concertos pour flûte et cordes, commandés et édités à Amsterdam en 1729 par Michel-Charles Le Cène, un imprimeur d’origine française. Seul un concerto de ce recueil est toutefois une oeuvre originale, les autres pièces – dont ces deux concertos à titre – étant des arrangements de concertos antérieurs composés pour la flûte à bec. Vivaldi n’a pas seulement écrit des concertos pour instruments solistes. Une soixantaine de ses oeuvres concertantes sont destinées au seul orchestre, à l’instar de ce concerto «a quattro» en ut majeur qui figure dans les «Manuscrits de Paris» conservés à la bibliothèque du Conservatoire parisien. Cette collection était probablement destinée à l’ambassadeur de France en poste à Venise dans les années 1720, à qui Vivaldi aurait adressé un clin d’oeil avec la chaconne finale de goût français.
En 1725, le flûtiste Johann Joachim Quantz s’est rendu à Naples pour faire la connaissance d’Alessandro Scarlatti. Ce dernier a écrit quelques sonates pour le virtuose allemand avant de décéder quelques mois plus tard, laissant sa place à des jeunes compositeurs qui n’ont pas tardé à imposer une véritable «école musicale napolitaine». Parmi ceux-ci figurait Domenico Sarro, un musicien originaire des Pouilles qui a fait carrière dans les théâtres napolitains. Dominée par des oeuvres lyriques, sa production comprend aussi nombre de pages instrumentales, dont ce Concerto en la mineur qui figure dans un recueil de 24 concertos produits par différents auteurs, et conservé à la bibliothèque du Conservatoire San Pietro a Majella de Naples. L’oeuvre a été reconstituée à partir de cette source manuscrite en 2009 par le musicien romain Santino Cara.
D’une vingtaine d’années le cadet de Vivaldi, Giovanni Battista Sammartini a débuté sa carrière de compositeur dans le registre vocal avant de se concentrer sur la musique instrumentale. Comme symphoniste, ce Milanais fut l’un des compositeurs les plus inventifs de la période préclassique, étendant sa renommée jusqu’en Autriche, en Angleterre et en France. Au gré d’une bonne soixantaine de symphonies, Sammartini a multiplié les expériences au niveau de la forme qui n’était alors pas encore bien définie. La Sinfonia en sol majeur J-C 39 comprend quatre mouvements, bien que le menuet final dérive probablement d’une sonate en trio.
Figure de proue de l’école italienne du violon, Arcangelo Corelli s’est aussi imposé dans le registre du concerto grosso. L’essentiel de la production de ce natif de la Romagne est réuni dans six recueils de douze morceaux chacun. Le dernier de ces volumes, composé dès les années 1680 mais publié à titre posthume à Amsterdam en 1714 (puis à nouveau l’année suivante par l’éditeur londonien John Walsh), comprend douze concertos grossos opposant des instruments solistes (concertino) à un groupe orchestral plus étoffé (ripieno). Contrairement aux autres numéros de l’op. 6, le Concerto en ré majeur ne comporte que quatre mouvements.
Elève de Corelli, Geminiani a mené une bonne partie de sa carrière musicale hors d’Italie, passant plusieurs années en Angleterre et séjournant aussi en Irlande, en Hollande et à Paris. Poursuivant la voie tracée par son maître, Geminiani a préféré conserver le schéma du concerto en quatre mouvements, par opposition au schéma tripartite des nouveaux concertos pour instrument soliste. Dans ses Concerti grossi, il a audacieusement développé la technique contrapuntique et l’originalité harmonique. Geminiani a aussi signé des arrangements de plusieurs sonates de Corelli, dont la célèbre «Follia» pour violon seul, basée sur une danse d’origine portugaise.
Du vivant de Vivaldi, seuls treize recueils de musique instrumentale ont été publiés. Parmi ceux-ci, figurent les Six concertos pour flûte et cordes, commandés et édités à Amsterdam en 1729 par Michel-Charles Le Cène, un imprimeur d’origine française. Seul un concerto de ce recueil est toutefois une oeuvre originale, les autres pièces – dont ces deux concertos à titre – étant des arrangements de concertos antérieurs composés pour la flûte à bec. Vivaldi n’a pas seulement écrit des concertos pour instruments solistes. Une soixantaine de ses oeuvres concertantes sont destinées au seul orchestre, à l’instar de ce concerto «a quattro» en ut majeur qui figure dans les «Manuscrits de Paris» conservés à la bibliothèque du Conservatoire parisien. Cette collection était probablement destinée à l’ambassadeur de France en poste à Venise dans les années 1720, à qui Vivaldi aurait adressé un clin d’oeil avec la chaconne finale de goût français.
Du vivant de Vivaldi, seuls treize recueils de musique instrumentale ont été publiés. Parmi ceux-ci, figurent les Six concertos pour flûte et cordes, commandés et édités à Amsterdam en 1729 par Michel-Charles Le Cène, un imprimeur d’origine française. Seul un concerto de ce recueil est toutefois une oeuvre originale, les autres pièces – dont ces deux concertos à titre – étant des arrangements de concertos antérieurs composés pour la flûte à bec. Vivaldi n’a pas seulement écrit des concertos pour instruments solistes. Une soixantaine de ses oeuvres concertantes sont destinées au seul orchestre, à l’instar de ce concerto «a quattro» en ut majeur qui figure dans les «Manuscrits de Paris» conservés à la bibliothèque du Conservatoire parisien. Cette collection était probablement destinée à l’ambassadeur de France en poste à Venise dans les années 1720, à qui Vivaldi aurait adressé un clin d’oeil avec la chaconne finale de goût français.

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Biographie

La flûtiste à bec allemande Laura Schmid a fait des études à la Haute école de musique de Trossingen avant de compléter sa formation à la Haute école des arts de Berne, où elle a obtenu son diplôme de soliste avec la mention «Excellent» en 2016. L’année précédente, elle avait déjà été désignée Soliste du Pour-cent culturel Migros. Laura Schmid a aussi bénéficié des conseils de plusieurs spécialistes de la musique ancienne dont Reinhard Goebel, Erik Bosgraaf et Maurice Steger. Avec ce dernier, elle s’est produite en 2015 au Concertgebouw d’Amsterdam. En 2013, le Lucerne Festival avait déjà accueilli la flûtiste allemande dans la série «Débuts» dédiée aux jeunes artistes. Laura Schmid a par ailleurs été invitée à se produire avec plusieurs orchestres suisses.

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