Interprètes

Soliste

4 - 6 oct. '19

Tournée I
4 - 6 oct. '19

Julia Fischer

Tournée

Dates et lieux des concerts

  • 04 octobre 2019 | Victoria Hall Genève | 20:00
  • 05 octobre 2019 | Casino Berne | 19:30
  • 06 octobre 2019 | Tonhalle Maag Zurich | 18:30

Interprètes

Programme Genève

En prélude à chaque concert, de talentueux chanteuses et chanteurs, ainsi que des instrumentalistes suisses auront l’occasion de se présenter aux mélomanes. C’est là une «ouverture» à double titre, qui sert non seulement d’introduction aux soirées musicales, mais aussi de porte d’entrée à la carrière de «nos étoiles de demain».


Ouverture

L’unique concerto pour violon de Brahms est indissociable de l’amitié qui le liait au violoniste Joseph Joachim, un virtuose déjà largement reconnu au moment de leur rencontre en 1853. Brahms a fait des débuts tardifs dans le registre orchestral: ce n’est qu’en 1878 qu’il s’est attelé à son Concerto pour violon, un instrument dont il connaissait mal toutes les possibilités techniques. Le compositeur s’est donc tourné vers Joachim comme conseiller technique et lui a laissé le soin d’écrire la cadence du premier mouvement, même si les deux musiciens ont âprement défendu leurs opinions respectives sur d’autres points. Les interprètes actuels optent le plus souvent pour la cadence de Joachim, même s’il existe une bonne vingtaine d’autres versions, conçues notamment par Leopold Auer, Fritz Kreisler ou Eugène Ysaÿe. Le Concerto en ré majeur avait initialement été pensé en quatre mouvements, mais Brahms s’est finalement contenté d’un seul Adagio central basé sur une humble mélodie d’allure populaire, qui précède un fiévreux finale d’allure tzigane. Après une création en demi-teinte au Gewandhaus de Leipzig, le 1er janvier 1879, le chef d’orchestre Hans von Bülow a décrété que Brahms avait écrit ce concerto «contre» le violon. A quoi le violoniste polonais Bronislaw Huberman a rétorqué qu’il s’agissait bien d’un concerto «pour» le violon, mais «contre» l’orchestre et de conclure que «le vainqueur est le violon». Brahms a par la suite largement révisé l’ouvrage, s’appuyant une nouvelle fois sur les conseils éclairés de son ami Joachim.
Brahms a attendu la quarantaine avant de s’attaquer à ses grandes œuvres orchestrales. Ses quatre symphonies ont été composées en l’espace d’une décennie et sont groupées chronologiquement par deux (1876–1877 et 1883–1885), chaque paire offrant deux faces très contrastées. La Troisième Symphonie en fa majeur est l’unique production brahmsienne de l’année 1883. Le compositeur avait choisi de passer l’été à Wiesbaden où il trouvait qu’il fallait «plus qu’une plume d’acier pour décrire un endroit aussi joli». Ayant pris une chambre chez l’habitant, Brahms a consacré l’essentiel de ce séjour estival à concevoir la plus personnelle de ses symphonies, celle où le caractère nord-allemand de l’auteur apparaît le plus affirmé sous des aspects de bravoure épique ou de tendresse mélancolique. «C’est l’‹Héroïque› de Brahms!» a affirmé le chef d’orchestre Hans Richter, par association évidente avec la Symphonie No 3 de Beethoven. Le public ne s’y est pas trompé: créée le 2 décembre 1883 à Vienne, la Troisième Symphonie de Brahms a aussitôt rencontré un immense succès populaire qui a rapidement dépassé les frontières autrichiennes. Portée en triomphe en Allemagne, en Hollande, en Suisse et en Russie, l’œuvre a aussi gagné les faveurs du public et des critiques anglais et américains. Agacé par tant d’enthousiasme manifesté au détriment de ses deux précédentes symphonies, Brahms a fini par désigner son op. 90 comme «la symphonie malheureusement trop célèbre».
Curieusement, cette œuvre est aujourd’hui la moins jouée des quatre symphonies de Brahms. Le troisième mouvement, Poco allegretto, a notamment servi d’accompagnement musical au film Aimez-vous Brahms... d’Anatole Litvak (1961) basé sur le célèbre roman de Françoise Sagan. Il a aussi été adapté par Serge Gainsbourg dans la chanson Baby Alone in Babylone.

Programme Berne et Zurich

En prélude à chaque concert, de talentueux chanteuses et chanteurs, ainsi que des instrumentalistes suisses auront l’occasion de se présenter aux mélomanes. C’est là une «ouverture» à double titre, qui sert non seulement d’introduction aux soirées musicales, mais aussi de porte d’entrée à la carrière de «nos étoiles de demain».


Ouverture

L’unique concerto pour violon de Brahms est indissociable de l’amitié qui le liait au violoniste Joseph Joachim, un virtuose déjà largement reconnu au moment de leur rencontre en 1853. Brahms a fait des débuts tardifs dans le registre orchestral: ce n’est qu’en 1878 qu’il s’est attelé à son Concerto pour violon, un instrument dont il connaissait mal toutes les possibilités techniques. Le compositeur s’est donc tourné vers Joachim comme conseiller technique et lui a laissé le soin d’écrire la cadence du premier mouvement, même si les deux musiciens ont âprement défendu leurs opinions respectives sur d’autres points. Les interprètes actuels optent le plus souvent pour la cadence de Joachim, même s’il existe une bonne vingtaine d’autres versions, conçues notamment par Leopold Auer, Fritz Kreisler ou Eugène Ysaÿe. Le Concerto en ré majeur avait initialement été pensé en quatre mouvements, mais Brahms s’est finalement contenté d’un seul Adagio central basé sur une humble mélodie d’allure populaire, qui précède un fiévreux finale d’allure tzigane. Après une création en demi-teinte au Gewandhaus de Leipzig, le 1er janvier 1879, le chef d’orchestre Hans von Bülow a décrété que Brahms avait écrit ce concerto «contre» le violon. A quoi le violoniste polonais Bronislaw Huberman a rétorqué qu’il s’agissait bien d’un concerto «pour» le violon, mais «contre» l’orchestre et de conclure que «le vainqueur est le violon». Brahms a par la suite largement révisé l’ouvrage, s’appuyant une nouvelle fois sur les conseils éclairés de son ami Joachim.
Considérée comme la plus «classique» des symphonies de Brahms, certainement la plus stricte et la plus concentrée, cette œuvre semble avoir semé quelque doute chez son auteur. Il avait entouré la composition d’un certain mystère, laissant même entendre que l’ouvrage en chantier pourrait être un concerto pour piano. De fait, la Quatrième Symphonie a occupé Brahms deux étés durant. L’Allegro et l’Andante ont été écrits en 1884, lors d’un séjour alpestre en Styrie, alors que les deux autres mouvements ont été complétés l’été suivant. Encore heureux qu’il soit parvenu aux oreilles des mélomanes, puisque le manuscrit a failli partir en fumée dans l’incendie qui a ravagé la résidence estivale de Brahms! Comme de coutume, c’est à Vienne que le compositeur a donné une première audition privée de l’ouvrage, dans une transcription à deux piano qui dérouta ses amis les plus fidèles. Brahms n’en changea pourtant pas une note et, après une préparation minutieuse avec les musiciens de l’orchestre, la Quatrième Symphonie remporta un succès retentissant lors de sa création à Meiningen. Theodor Billroth, l’ami zurichois de Brahms, trouva toutefois le musicien «trop puissant, trop plein, trop intérieur pour être saisissable à la seule audition». De fait, l’opus 98 se distingue par sa gravité et son humeur tourmentée, que souligne une tonalité de mi mineur peu usuelle chez les symphonistes. L’ouvrage se distingue surtout par son dernier mouvement, construit sur le modèle préclassique de la chaconne et déclinant trente-cinq variations sur un thème emprunté à la Cantate BWV 150 «Nach dir, Herr» de Bach.

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Biographie

Formée par Ana Chumachenco dans sa ville natale de Munich, Julia Fischer a remporté en 1996 le Concours Eurovision des jeunes musiciens. Elle a dès lors entamé une carrière de soliste qui lui a valu de jouer avec les phalangesles plus réputées, comme l’Orchestre Symphonique de Vienne dont elle était «artiste en résidence» au cours de la saison 2017/2018. Julia Fischer est également très active dans le registre de la musique de chambre et se produit depuis 2011 dans le quatuor à cordes qu’elle a fondé avec le violoniste Alexander Sitkovetsky, l’altiste Nils Mönkemeyer et le violoncelliste suisse Benjamin Nyffenegger. Pédagogue engagée, Julia Fischer enseigne depuis 2011 à la Haute école de musique de Munich et donne régulièrement des cours d’interprétation en Bavière. Elle est également une pianiste chevronnée qui échange parfois son archet pour le clavier sur l’estrade de concert. Elle a récemment lancé sa propre plateforme digitale (JF CLUB) où elle partage ses enregistrements.

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