Interprètes

Soliste

5 - 9 nov. '19

Tournée II
5 - 9 nov. '19

Francesco Piemontesi

Tournée

Dates et lieux des concerts

  • 05 novembre 2019 | Casino Berne | 19:30
  • 08 novembre 2019 | Tonhalle Maag Zurich | 19:30

Interprètes

Programme Berne et Zurich

En prélude à chaque concert, de talentueux chanteuses et chanteurs, ainsi que des instrumentalistes suisses auront l’occasion de se présenter aux mélomanes. C’est là une «ouverture» à double titre, qui sert non seulement d’introduction aux soirées musicales, mais aussi de porte d’entrée à la carrière de «nos étoiles de demain».


Ouverture

Après la création triomphale du Freischütz en 1821 à Berlin, Carl Maria von Weber a reçu de Vienne la commande d’un nouvel opéra héroïcodramatique. Pour le livret d’Euryanthe, le choix du compositeur s’est porté sur l’auteure romantique Helmina von Chézy. La première représentation viennoise du 25 octobre 1823 a remporté un franc succès mais l’ouvrage n’a pas vraiment réussi à s’imposer pour autant, sans doute en raison des faiblesses dramatiques du livret. Les grands thèmes de l’œuvre – le romantisme chevaleresque, la fidélité conjugale, les scènes de transfiguration – ouvrent non moins la voie aux futurs opéras de Wagner. La musique de Weber préfigure elle aussi le style wagnérien par une ébauche de la technique du leitmotiv. L’ouverture d’Euryanthe expose les principaux motifs de l’opéra au gré d’un morceau tripartite débutant sur un ton jubilatoire (thème de marche), auquel répond un superbe motif d’amour. La partie centrale est un bref largo, passage mystique joué par les violons avec sourdines, qui annonce la scène des esprits du premier acte. L’ouverture prend fin avec un fugato toujours plus dense et turbulent. Celui-ci est finalement chassé par le retour festif du thème initial qui laisse ainsi présager la fin heureuse de l’opéra.
Chopin a composé et créé ses deux concertos pour piano peu avant son départ définitif de la Pologne pour la France. Ces œuvres se rattachent bien davantage au style du concerto virtuose pratiqué par John Field et Johann Nepomuk Hummel qu’à celui du classique concerto mozartien ou beethovénien. Les concertos de Chopin ne font pas preuve d’une grande originalité au niveau de la forme, mais se distinguent par un caractère subtil et intime qui n’a rien de comparable à celui des concertos écrits à la même époque. «Il est bien trop original: je finirai par ne plus pouvoir l’apprendre moi-même» Chopin aurait-il même déclaré au sujet de son Concerto en mi mineur. Le succès immédiat et durable de l’ouvrage lui a bien sûr donné tort, même si plusieurs générations d’interprètes ont cru bon de retoucher et d’alléger l’orchestration du compositeur, jugée «froide et presque superflue» par Berlioz. Cette pratique a toutefois été abandonnée vers le milieu du XXe siècle. Bien que désigné comme Concerto No 1, l’op. 11 a été composé au cours de l’été 1830, soit plusieurs mois après le Concerto en fa mineur (op. 21). Ce dernier a toutefois été publié plus tardivement, ce qui explique la numérotation en vigueur. Créé par Chopin lors de son concert d’adieu à Varsovie le 11 octobre 1830, le Concerto en mi mineur a paru en 1833 avec une dédicace à Friedrich Kalkbrenner, un pianiste et pédagogue que le compositeur tenait en haute estime.
Neuf ans séparent la première des quatre symphonies de Schumann – composée en 1841 peu après le mariage de son auteur – et l’ultime symphonie «Rhénane» (1850), désignée à tort comme la Symphonie No 3. La Symphonie op. 61 (1845), en dépit de sa numérotation, est la troisième dans l’ordre chronologique. Dans sa correspondance, Schumann a reconnu avoir composé l’œuvre alors que les premiers signes de sa maladie mentale se faisaient sentir: «Je peux bien dire que c’est la résistance de l’esprit qui est ici manifeste, et que j’ai cherché à lutter contre mon état...». Dédiée à Oscar Ier, roi de Suède, et créée le 5 novembre 1846 au Gewandhaus de Leipzig sous la baguette de Mendelssohn, cette Symphonie en ut majeur est l’œuvre de la victoire sur soi, culminant avec un chant d’allégresse en guise de conclusion finale. «C’est seulement dans la dernière partie que je me sentis renaître; et, de fait, une fois l’œuvre achevée, je me suis senti mieux» devait déclarer le compositeur. Cette deuxième partie du quatrième mouvement est la reprise d’un motif de fanfare présenté dès l’Allegro initial par les cuivres et qui réapparaît à plusieurs reprises au cours de la symphonie, tel un repère solennel. Le Scherzo se distingue par ses deux trios, le premier gracieux et insouciant, le second plus lyrique, dans un esprit de musique de chambre. L’Adagio en ut mineur, d’une tendresse teintée de mélancolie, a été défini par le chef d’orchestre vaudois Ernest Ansermet comme «l’un des plus beaux chants qui soient sortis de la plume d’un symphoniste».

Programme Genève et Lucerne

En prélude à chaque concert, de talentueux chanteuses et chanteurs, ainsi que des instrumentalistes suisses auront l’occasion de se présenter aux mélomanes. C’est là une «ouverture» à double titre, qui sert non seulement d’introduction aux soirées musicales, mais aussi de porte d’entrée à la carrière de «nos étoiles de demain».


Ouverture

Après la création triomphale du Freischütz en 1821 à Berlin, Carl Maria von Weber a reçu de Vienne la commande d’un nouvel opéra héroïcodramatique. Pour le livret d’Euryanthe, le choix du compositeur s’est porté sur l’auteure romantique Helmina von Chézy. La première représentation viennoise du 25 octobre 1823 a remporté un franc succès mais l’ouvrage n’a pas vraiment réussi à s’imposer pour autant, sans doute en raison des faiblesses dramatiques du livret. Les grands thèmes de l’œuvre – le romantisme chevaleresque, la fidélité conjugale, les scènes de transfiguration – ouvrent non moins la voie aux futurs opéras de Wagner. La musique de Weber préfigure elle aussi le style wagnérien par une ébauche de la technique du leitmotiv. L’ouverture d’Euryanthe expose les principaux motifs de l’opéra au gré d’un morceau tripartite débutant sur un ton jubilatoire (thème de marche), auquel répond un superbe motif d’amour. La partie centrale est un bref largo, passage mystique joué par les violons avec sourdines, qui annonce la scène des esprits du premier acte. L’ouverture prend fin avec un fugato toujours plus dense et turbulent. Celui-ci est finalement chassé par le retour festif du thème initial qui laisse ainsi présager la fin heureuse de l’opéra.
Franz Liszt compte parmi les personnalités musicales les plus importantes du XIXe siècle. Il a non seulement produit une œuvre particulièrement riche, mais s’est aussi distingué comme pianiste, professeur, organisateur et défenseur d’une utopie sociale. Il a entretenu des relations étroites avec les compositeurs les plus importants de son temps ainsi qu’avec nombre de grands penseurs à travers toute l'Europe. Entamée en Hongrie, la carrière de Liszt s'est ensuite développée dans maintes grandes villes européennes où le compositeur a fait des séjours prolongés, notamment à Vienne, Paris, Weimar et Rome. A l'âge de 16 ans, Liszt a entamé une brillante carrière de pianiste virtuose, comparable à celle de Paganini au violon. En 1842, le musicien s’est installé comme maître de chapelle à la cour de Weimar, où il s’est consacré à la musique orchestrale. C'est ici que Liszt a écrit ses poèmes symphoniques, un genre nouveau dans le registre orchestral. Généralement conçues en un seul mouvement, ces œuvres suivent formellement une intrigue extra-musicale. C’est aussi à Weimer que Liszt a complété deux concertos pour piano précédemment commencés, dont celui en mi bémol majeur qu’il avait déjà esquissé dans les années 1830. Achevée en 1849, l’œuvre a été créée à Weimar en 1855 sous les doigts du compositeur et la direction musicale de son ami Hector Berlioz.
Neuf ans séparent la première des quatre symphonies de Schumann – composée en 1841 peu après le mariage de son auteur – et l’ultime symphonie «Rhénane» (1850), désignée à tort comme la Symphonie No 3. La Symphonie op. 61 (1845), en dépit de sa numérotation, est la troisième dans l’ordre chronologique. Dans sa correspondance, Schumann a reconnu avoir composé l’œuvre alors que les premiers signes de sa maladie mentale se faisaient sentir: «Je peux bien dire que c’est la résistance de l’esprit qui est ici manifeste, et que j’ai cherché à lutter contre mon état...». Dédiée à Oscar Ier, roi de Suède, et créée le 5 novembre 1846 au Gewandhaus de Leipzig sous la baguette de Mendelssohn, cette Symphonie en ut majeur est l’œuvre de la victoire sur soi, culminant avec un chant d’allégresse en guise de conclusion finale. «C’est seulement dans la dernière partie que je me sentis renaître; et, de fait, une fois l’œuvre achevée, je me suis senti mieux» devait déclarer le compositeur. Cette deuxième partie du quatrième mouvement est la reprise d’un motif de fanfare présenté dès l’Allegro initial par les cuivres et qui réapparaît à plusieurs reprises au cours de la symphonie, tel un repère solennel. Le Scherzo se distingue par ses deux trios, le premier gracieux et insouciant, le second plus lyrique, dans un esprit de musique de chambre. L’Adagio en ut mineur, d’une tendresse teintée de mélancolie, a été défini par le chef d’orchestre vaudois Ernest Ansermet comme «l’un des plus beaux chants qui soient sortis de la plume d’un symphoniste».

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Biographie

Il y a dix ans, Francesco Piemontesi s’est vu décerner une bourse Artiste de la nouvelle génération par la chaîne britannique BBC. Cette consécration a marqué le coup d’envoi d'une carrière internationale qui a depuis lors mené ce pianiste originaire de Locarno à travers le monde. Formé par les pianistes légendaires que sont Alexis Weissenberg, Murray Perahia et Alfred Brendel, Francesco Piemontesi s’est produit au Concertgebouw d’Amsterdam, à la Philharmonie de Berlin, aux Etats-Unis, au Japon et en Chine. En 2016/17, il a eu l'honneur de pouvoir interpréter l’intégrale des sonates de Mozart au célèbre Wigmore Hall de Londres. Il a également été salué pour son enregistrement des 24 Préludes de Debussy (2015), avant d’enrichir sa discographie en 2018 avec le premier volume des Années de Pèlerinage de Liszt. Le Frankfurter Allgemeine Zeitung a salué sa «technique subtile du toucher», alors que pour la Neue Zürcher Zeitung, Piemontesi est tout simplement un «magicien des sons». Depuis 2013, l’artiste tessinois est le directeur artistique du festival Settimane Musicali di Ascona.

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