Interprètes

Orchestre

22 - 25 oct. '17

Tournée I
22 - 25 oct. '17

Philharmonie Tchèque

Tournée

Dates et lieux des concerts

  • 22 octobre 2017 | KKL Luzern | 18:30
  • 23 octobre 2017 | L’Heure bleue La Chaux-de-Fonds | 20:15
  • 24 octobre 2017 | Tonhalle Maag Zuerich | 19:30
  • 25 octobre 2017 | Victoria Hall Genève | 20:00

Interprètes

Programme Zurich et Lucerne

Dans le cadre d’une nouvelle série de concerts, nous vous présentons les meilleurs lauréats des prix d’études et prix d’encouragement du Pour-cent culturel Migros. Découvrez nos Solistes de demain au gré d’un court récital de 30 minutes qui débutera une heure avant les concerts Migros-Pour-cent-culturel-Classics suivants : les 22.10.2017, 30.11.2017, 23.1.2018 und 31.5.2018 à Lucerne, ainsi que les 24.10.2017, 24.3.2018 et 9.6.2018 à Zurich. Votre abonnement ou votre billet de soirée vous accorde une entrée gratuite à chacun de ces concerts.

Nos solistes de demain
Comme compositeur, Janáček a connu une éclosion très tardive : il avait presque atteint la cinquantaine au moment de compléter son premier ouvrage d’envergure et n’a acquis une large renommée que dix ans plus. Passé le cap des 70 ans, le musicien tchèque a enfin atteint sa phase la plus productive de sa carrière. Jenůfa, l’opéra qui a marqué sa percée internationale, l’a occupé presque dix ans durant. Commencée en 1894, la partition n’a été achevée qu’en 1903, juste avant le décès de la fille du compositeur, à qui l’œuvre est dédiée. Dans un premier temps, Janáček avait pensé commencer l’opéra par une ouverture et a conçu pour cela une brève page orchestrale titrée Jalousie. Celle-ci est inspirée d’un récit populaire intitulé Zarlivec (Le Jaloux), dont le compositeur s’était déjà servi quelques années plus tôt pour écrire une œuvre chorale. Lors de la création de Jenůfa en janvier 1904 à Brno, le compositeur a toutefois laissé tomber cette ouverture, peut-être en raison de l’effectif très restreint de l’orchestre qu’il avait à disposition. L’ouverture n’a pas non plus été jouée lors de la première production pragoise de l’opéra et a été omise lors de la publication de Jenůfa en 1908. Cette page orageuse et pleine de passion a toutefois été interprétée par l’Orchestre Philharmonique de Prague en 1906 et a trouvé sa place depuis dans le répertoire orchestral comme pièce indépendante.
Allegro
Adagio, ma non troppo
Finale. Allegro moderato


Le Concerto pour violoncelle et orchestre est le dernier ouvrage conçu par Dvořák au cours de son séjour outre-Atlantique (1892-95) initié par Jeannette Thurber, la fondatrice du Conservatoire américain de musique. Durant ses trois années américaines, le compositeur tchèque a composé plusieurs œuvres marquantes, dont la Symphonie du Nouveau Monde, les Chants bibliques et le Concerto op. 104. Dvořák a eu l’idée d’écrire cette ultime grande œuvre orchestrale après avoir entendu à New York le 2e Concerto pour violoncelle de Victor Herbert, compositeur irlando-américain surtout connu pour ses opérettes. Peu après avoir complété la partition, Dvořák l’a reprise pour remplacer la brillante conclusion originale par une longue coda contemplative qui cite l’une de ses propres mélodies. C’est à sa belle-sœur et ancienne bien-aimée Josefina, désormais atteinte dans sa santé, que le compositeur a dédié cet hommage. Contrairement à la dernière symphonie de Dvořák, ce concerto ne fait pas vraiment valoir d’influence américaine. L’œuvre est bien plutôt marquée par le mal du pays dont souffrait alors le musicien. Hanuš Wihan, ami du compositeur et l’un des meilleurs violoncellistes tchèques de l’époque, avait été pressenti pour créer ce concerto, mais Dvořák s’est opposé à la brillante cadence que le virtuose voulait intégrer au finale. C’est finalement le violoncelliste anglais Leo Stern qui en a donné la première audition sous la baguette du compositeur, le 19 mars 1886 au Queen’s Hall de Londres.
Allegro con brio
Adagio
Allegro grazioso – Molto vivace
Allegro, ma non troppo


Après avoir témoigné de son attachement à la culture slave dans sa Symphonie Nº 7 en ré mineur (1884-1885), Dvořák a observé une pause de quatre ans dans sa production symphonique. En 1889, il avait toutefois surmonté sa crise créative et avait alors à cœur de composer des œuvres de grande envergure, au point de rompre avec son éditeur Simrock, qui attendait de lui des petites pièces qui s'écouleraient facilement dans les milieux aristocratiques. A la fin de l'été, le musicien s'est retiré dans sa maison campagnarde de Vysoká pour composer une œuvre qu'il voulait « différente des autres symphonies, avec des idées individuelles conçues d'une nouvelle façon ». La composition ne lui a guère posé de problème: « Les mélodies se déversent d'elles-mêmes » a constaté Dvořák, qui a lui-même pris la baguette lors de la création de l'ouvrage, le 2 février 1890 à Prague. La Symphonie en sol majeur a été éditée par la maison londonienne Novello, ce qui lui vaut d'être parfois surnommée la « Symphonie Anglaise »: appellation pour le moins contradictoire pour cette œuvre qui s'impose comme l'une des compositions des plus fièrement ancrés dans la terre natale de Dvořák! Le chef d'orchestre Bruno Walter se plaisait pour sa part d'appeler « Symphonie de l'Ancien Monde » cette œuvre radieuse, à l'orchestration particulièrement soignée et marquée d'une empreinte immanquablement tchèque, surtout dans les deux derniers mouvements.

Programme Genève et La Chaux-de-Fonds

Comme compositeur, Janáček a connu une éclosion très tardive : il avait presque atteint la cinquantaine au moment de compléter son premier ouvrage d’envergure et n’a acquis une large renommée que dix ans plus. Passé le cap des 70 ans, le musicien tchèque a enfin atteint sa phase la plus productive de sa carrière. Jenůfa, l’opéra qui a marqué sa percée internationale, l’a occupé presque dix ans durant. Commencée en 1894, la partition n’a été achevée qu’en 1903, juste avant le décès de la fille du compositeur, à qui l’œuvre est dédiée. Dans un premier temps, Janáček avait pensé commencer l’opéra par une ouverture et a conçu pour cela une brève page orchestrale titrée Jalousie. Celle-ci est inspirée d’un récit populaire intitulé Zarlivec (Le Jaloux), dont le compositeur s’était déjà servi quelques années plus tôt pour écrire une œuvre chorale. Lors de la création de Jenůfa en janvier 1904 à Brno, le compositeur a toutefois laissé tomber cette ouverture, peut-être en raison de l’effectif très restreint de l’orchestre qu’il avait à disposition. L’ouverture n’a pas non plus été jouée lors de la première production pragoise de l’opéra et a été omise lors de la publication de Jenůfa en 1908. Cette page orageuse et pleine de passion a toutefois été interprétée par l’Orchestre Philharmonique de Prague en 1906 et a trouvé sa place depuis dans le répertoire orchestral comme pièce indépendante.
Allegro
Adagio, ma non troppo
Finale. Allegro moderato


Le Concerto pour violoncelle et orchestre est le dernier ouvrage conçu par Dvořák au cours de son séjour outre-Atlantique (1892-95) initié par Jeannette Thurber, la fondatrice du Conservatoire américain de musique. Durant ses trois années américaines, le compositeur tchèque a composé plusieurs œuvres marquantes, dont la Symphonie du Nouveau Monde, les Chants bibliques et le Concerto op. 104. Dvořák a eu l’idée d’écrire cette ultime grande œuvre orchestrale après avoir entendu à New York le 2e Concerto pour violoncelle de Victor Herbert, compositeur irlando-américain surtout connu pour ses opérettes. Peu après avoir complété la partition, Dvořák l’a reprise pour remplacer la brillante conclusion originale par une longue coda contemplative qui cite l’une de ses propres mélodies. C’est à sa belle-sœur et ancienne bien-aimée Josefina, désormais atteinte dans sa santé, que le compositeur a dédié cet hommage. Contrairement à la dernière symphonie de Dvořák, ce concerto ne fait pas vraiment valoir d’influence américaine. L’œuvre est bien plutôt marquée par le mal du pays dont souffrait alors le musicien. Hanuš Wihan, ami du compositeur et l’un des meilleurs violoncellistes tchèques de l’époque, avait été pressenti pour créer ce concerto, mais Dvořák s’est opposé à la brillante cadence que le virtuose voulait intégrer au finale. C’est finalement le violoncelliste anglais Leo Stern qui en a donné la première audition sous la baguette du compositeur, le 19 mars 1886 au Queen’s Hall de Londres.
Allegro con brio
Adagio
Allegro grazioso – Molto vivace
Allegro, ma non troppo


Après avoir témoigné de son attachement à la culture slave dans sa Symphonie Nº 7 en ré mineur (1884-1885), Dvořák a observé une pause de quatre ans dans sa production symphonique. En 1889, il avait toutefois surmonté sa crise créative et avait alors à cœur de composer des œuvres de grande envergure, au point de rompre avec son éditeur Simrock, qui attendait de lui des petites pièces qui s'écouleraient facilement dans les milieux aristocratiques. A la fin de l'été, le musicien s'est retiré dans sa maison campagnarde de Vysoká pour composer une œuvre qu'il voulait « différente des autres symphonies, avec des idées individuelles conçues d'une nouvelle façon ». La composition ne lui a guère posé de problème: « Les mélodies se déversent d'elles-mêmes » a constaté Dvořák, qui a lui-même pris la baguette lors de la création de l'ouvrage, le 2 février 1890 à Prague. La Symphonie en sol majeur a été éditée par la maison londonienne Novello, ce qui lui vaut d'être parfois surnommée la « Symphonie Anglaise »: appellation pour le moins contradictoire pour cette œuvre qui s'impose comme l'une des compositions des plus fièrement ancrés dans la terre natale de Dvořák! Le chef d'orchestre Bruno Walter se plaisait pour sa part d'appeler « Symphonie de l'Ancien Monde » cette œuvre radieuse, à l'orchestration particulièrement soignée et marquée d'une empreinte immanquablement tchèque, surtout dans les deux derniers mouvements.

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Biographie

Depuis plus d’un siècle, l’Orchestre Philharmonique Tchèque est à la proue de la vie culturelle pragoise et constitue un ambassadeur musical tchèque très prisé sur les scènes internationales. La phalange était dirigée par Antonin Dvóřak lors de son concert inaugural du 4 janvier 1896 au Rudolfinum de Prague, salle qui reste le port d’attache de l’orchestre et abrite l’Académie d’orchestre pour jeunes musiciens fondée en 2012. Au cours du siècle dernier, l’Orchestre Philharmonique Tchèque a été placé sous la direction de plusieurs chef marquants, comme Václav Talich (1919-41), Rafael Kubelík (1942-48), Karel Ančerl (1950-68) et Václav Neumann (1968-90). Jiři Bĕlohlávek a repris la direction artistique de l’ensemble en 2012, après avoir déjà occupé le poste de chef attitré au début des années 1990. Voyageur infatigable, l’ensemble se produit sur les grandes scènes du monde entier, tout en enrichissant sa discographie, largement dédiée aux compositeurs tchèques et au répertoire symphonique du XIXe siècle.

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