Interprètes

Orchestre

23 - 25 janv. '18

Tournée IV
23 - 25 janv. '18

Mahler Chamber Orchestra

Tournée

Dates et lieux des concerts

  • 23 janvier 2018 | KKL Luzern | 19:30
  • 24 janvier 2018 | Tonhalle Maag Zuerich | 19:30
  • 25 janvier 2018 | Victoria Hall Genève | 20:00

Interprètes

Programme Lucerne

Dans le cadre d’une nouvelle série de concerts, nous vous présentons les meilleurs lauréats des prix d’études et prix d’encouragement du Pour-cent culturel Migros. Découvrez nos Solistes de demain au gré d’un court récital de 30 minutes qui débutera une heure avant les concerts Migros-Pour-cent-culturel-Classics suivants : les 22.10.2017, 30.11.2017, 23.1.2018 und 31.5.2018 à Lucerne, ainsi que les 24.10.2017, 24.3.2018 et 9.6.2018 à Zurich. Votre abonnement ou votre billet de soirée vous accorde une entrée gratuite à chacun de ces concerts.

Nos solistes de demain
Tout comme Beethoven, Schumann a souvent ressenti le besoin de s’exprimer dans le registre lyrique, où il n’a pourtant réussi à compléter qu’un seul ouvrage. C’est en mars 1847, au retour d’une tournée de concerts, que le musicien a noté dans son journal le projet de composer un opéra. Il a aussitôt jeté son dévolu sur « Genoveva », une tragédie du dramaturge allemand Friedrich Hebbel (1813-1863) basée sur l’histoire de Geneviève de Brabant, héroïne médiévale plus légendaire qu’historique. Schumann a commencé par le début, à savoir l’ouverture, qu’il a composée en l’espace de trois jours au début du printemps 1847, avant même de disposer du livret dans son entier. Trois ans plus tard, lors de la création de « Genoveva » (le 15 juin 1850 à Leipzig), l’œuvre dans son ensemble n’a reçu qu’un succès d’estime, alors que l’ouverture avait déjà acquis une certaine renommée pour avoir déjà été interprétée en concert à Leipzig et à Hambourg. « Le meilleure partie de l’opéra de Schumann n’a rien à voir avec la scène, puisqu’il s’agit de l’ouverture » a tranché le célèbre critique Eduard Hanslick. Précédé d’une introduction lente, ce mouvement de sonate pourrait s’apparenter à un premier mouvement de symphonie s’il était un peu plus étoffé. Cette ouverture constitue certainement l’une des plus belles pages symphoniques de Schumann qui, tout comme Beethoven dans sa Cinquième Symphonie, émerge des sombres profondeurs de la tonalité d’ut mineur pour aller s’épanouir dans un ut majeur triomphal.
Adagio – Allegro vivace
Adagio
Allegro vivace
Allegro ma non troppo


Au cours de la vie de Beethoven, peu d’années ont été aussi fécondes sur un plan créatif et riches en événements que l’année 1806. Après avoir achevé son Quatrième concerto pour piano et signé une nouvelle ouverture pour son opéra Léonore, le compositeur a enfin reconnu l’évidence de sa surdité et s’est promis de ne plus en faire un secret, même dans son art. Redoublant d’activité créatrice et faisant preuve d’une nouvelle maîtrise de sa personne, notamment en société, Beethoven a ensuite composé ses 32 Variations sur un thème original, son Concerto pour violon et ré majeur et sa Quatrième symphonie. Une légende prétendant que cette dernière œuvre aurait été écrite dans la joie de prétendues fiançailles du musicien avec Thérèse de Brunswik a longtemps circulé. Rien ne paraît moins sûr… Composé d’une traite au cours de l’été 1806, l’opus 60 est le fruit d’une commande du comte Franz von Oppersheim, à qui l’ouvrage est dédiée. La première audition de cette symphonie a eu lieu en mars 1807 chez le prince Lobkowitz, au cours d’un concert donné au profit du compositeur. La Symphonie en si bémol majeur a longtemps été considérée comme un « retour en arrière », auquel on reprochait son caractère de divertissement. Beethoven a d’ailleurs lui-même qualifié l’œuvre de « déboutonnée ». L’humour est présent dès le premier mouvement, malgré une entrée crépusculaire au gré d’une longue introduction lente. Selon Berlioz, l’Adagio « surpasse tout ce que l’imaginaire pourra jamais rêver de tendresse et de pure volupté », alors que le double scherzo qui suit fait à nouveau valoir un caractère enjoué. La symphonie s’achève avec un bref Finale d’une légèreté insouciante et tournoyante. Gare aux excès de vitesse : par les accentuations qu’il a pris soin de marquer, Beethoven a clairement indiqué qu’il voulait donner à ce mouvement le poids nécessaire pour équilibrer l’ouvrage.
Lebhaft (Vif)
Scherzo. Sehr mässig (Scherzo. Très modéré)
Nicht schnell (Pas rapide)
Feierlich (Solennel)
Lebhaft – Schneller (Vif – Plus rapide)


A l’âge de trente ans, Schumann trouvait que son piano devenait « trop étroit » pour contenir toutes ses idées musicales, tout en regrettant son manque d’expérience dans le registre orchestral. Il s’est néanmoins lancé dans la composition de sa Première symphonie en 1841, encouragé par sa femme Clara. Le cycle symphonique a pris fin en 1850 avec la Symphonie en mi bémol majeur, qui est bien la dernière dans l’ordre de composition. Début 1850, Schumann a pris ses nouvelles fonctions de directeur musical à Düsseldorf et a entrepris peu après un voyage à Cologne par voie fluviale. L’histoire veut que ce soit la vue de l’imposante cathédrale de cette ville et la cérémonie qui s’y est déroulée en l’honneur de l’archevêque qui ont inspiré au compositeur le quatrième mouvement de la Symphonie op. 97. La tonalité et l’énergie de l’ouvrage ne sont pas sans rappeler la Symphonie « Eroica » de Beethoven, mais l’inspiration populaire et la découpe en cinq mouvements rappellent bien plutôt la « Pastorale » du maître de Bonn. Tout comme ce dernier, Schumann s’est refusé à adjoindre un programme à sa symphonie. C’est finalement l’éditeur Simrock qui a accolé le titre de « Rhénane » à la partition, pensant assurer de la sorte sa popularité. De fait, cette symphonie constitue l’une des plus grandes réussites de Schumann, en évoquant les paysages, les légendes et l’histoire de ce « Père Rhin » si cher aux romantiques allemands. Le compositeur a lui-même dirigé l’ouvrage lors de sa création, le 6 février 1851 à Düsseldorf.

Programme Zurich et Genève

Tout comme Beethoven, Schumann a souvent ressenti le besoin de s’exprimer dans le registre lyrique, où il n’a pourtant réussi à compléter qu’un seul ouvrage. C’est en mars 1847, au retour d’une tournée de concerts, que le musicien a noté dans son journal le projet de composer un opéra. Il a aussitôt jeté son dévolu sur « Genoveva », une tragédie du dramaturge allemand Friedrich Hebbel (1813-1863) basée sur l’histoire de Geneviève de Brabant, héroïne médiévale plus légendaire qu’historique. Schumann a commencé par le début, à savoir l’ouverture, qu’il a composée en l’espace de trois jours au début du printemps 1847, avant même de disposer du livret dans son entier. Trois ans plus tard, lors de la création de « Genoveva » (le 15 juin 1850 à Leipzig), l’œuvre dans son ensemble n’a reçu qu’un succès d’estime, alors que l’ouverture avait déjà acquis une certaine renommée pour avoir déjà été interprétée en concert à Leipzig et à Hambourg. « Le meilleure partie de l’opéra de Schumann n’a rien à voir avec la scène, puisqu’il s’agit de l’ouverture » a tranché le célèbre critique Eduard Hanslick. Précédé d’une introduction lente, ce mouvement de sonate pourrait s’apparenter à un premier mouvement de symphonie s’il était un peu plus étoffé. Cette ouverture constitue certainement l’une des plus belles pages symphoniques de Schumann qui, tout comme Beethoven dans sa Cinquième Symphonie, émerge des sombres profondeurs de la tonalité d’ut mineur pour aller s’épanouir dans un ut majeur triomphal. W
Adagio – Allegro vivace
Adagio
Allegro vivace
Allegro ma non troppo


Au cours de la vie de Beethoven, peu d’années ont été aussi fécondes sur un plan créatif et riches en événements que l’année 1806. Après avoir achevé son Quatrième concerto pour piano et signé une nouvelle ouverture pour son opéra Léonore, le compositeur a enfin reconnu l’évidence de sa surdité et s’est promis de ne plus en faire un secret, même dans son art. Redoublant d’activité créatrice et faisant preuve d’une nouvelle maîtrise de sa personne, notamment en société, Beethoven a ensuite composé ses 32 Variations sur un thème original, son Concerto pour violon et ré majeur et sa Quatrième symphonie. Une légende prétendant que cette dernière œuvre aurait été écrite dans la joie de prétendues fiançailles du musicien avec Thérèse de Brunswik a longtemps circulé. Rien ne paraît moins sûr… Composé d’une traite au cours de l’été 1806, l’opus 60 est le fruit d’une commande du comte Franz von Oppersheim, à qui l’ouvrage est dédiée. La première audition de cette symphonie a eu lieu en mars 1807 chez le prince Lobkowitz, au cours d’un concert donné au profit du compositeur. La Symphonie en si bémol majeur a longtemps été considérée comme un « retour en arrière », auquel on reprochait son caractère de divertissement. Beethoven a d’ailleurs lui-même qualifié l’œuvre de « déboutonnée ». L’humour est présent dès le premier mouvement, malgré une entrée crépusculaire au gré d’une longue introduction lente. Selon Berlioz, l’Adagio « surpasse tout ce que l’imaginaire pourra jamais rêver de tendresse et de pure volupté », alors que le double scherzo qui suit fait à nouveau valoir un caractère enjoué. La symphonie s’achève avec un bref Finale d’une légèreté insouciante et tournoyante. Gare aux excès de vitesse : par les accentuations qu’il a pris soin de marquer, Beethoven a clairement indiqué qu’il voulait donner à ce mouvement le poids nécessaire pour équilibrer l’ouvrage.
Lebhaft (Vif)
Scherzo. Sehr mässig (Scherzo. Très modéré)
Nicht schnell (Pas rapide)
Feierlich (Solennel)
Lebhaft – Schneller (Vif – Plus rapide)


A l’âge de trente ans, Schumann trouvait que son piano devenait « trop étroit » pour contenir toutes ses idées musicales, tout en regrettant son manque d’expérience dans le registre orchestral. Il s’est néanmoins lancé dans la composition de sa Première symphonie en 1841, encouragé par sa femme Clara. Le cycle symphonique a pris fin en 1850 avec la Symphonie en mi bémol majeur, qui est bien la dernière dans l’ordre de composition. Début 1850, Schumann a pris ses nouvelles fonctions de directeur musical à Düsseldorf et a entrepris peu après un voyage à Cologne par voie fluviale. L’histoire veut que ce soit la vue de l’imposante cathédrale de cette ville et la cérémonie qui s’y est déroulée en l’honneur de l’archevêque qui ont inspiré au compositeur le quatrième mouvement de la Symphonie op. 97. La tonalité et l’énergie de l’ouvrage ne sont pas sans rappeler la Symphonie « Eroica » de Beethoven, mais l’inspiration populaire et la découpe en cinq mouvements rappellent bien plutôt la « Pastorale » du maître de Bonn. Tout comme ce dernier, Schumann s’est refusé à adjoindre un programme à sa symphonie. C’est finalement l’éditeur Simrock qui a accolé le titre de « Rhénane » à la partition, pensant assurer de la sorte sa popularité. De fait, cette symphonie constitue l’une des plus grandes réussites de Schumann, en évoquant les paysages, les légendes et l’histoire de ce « Père Rhin » si cher aux romantiques allemands. Le compositeur a lui-même dirigé l’ouvrage lors de sa création, le 6 février 1851 à Düsseldorf.

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Biographie

Fondé en 1997, le Mahler Chamber Orchestra (MCO) s’appuie sur une vision d’ensemble international libre, dédié à la création et au partage d’expériences exceptionnelles dans le registre de la musique classique. Sa gestion est le fruit d’un travail collectif et les 45 membres de l’orchestre, issus d’une vingtaine de pays différents, prennent les décisions de façon démocratique. Soutenu à ses débuts par son mentor Claudio Abbado et le jeune chef Daniel Harding, le MCO est actuellement associé à trois partenaires artistiques : la pianiste Mitsuko Uchida, la violoniste Isabelle Faust et le chef d’orchestre Teodor Currentzis. Depuis 2016, le chef Daniele Gatti occupe la fonction de conseiller artistique du MCO. Comme collectif nomade, l’ensemble prépare de façon ponctuelle ses tournées à travers l’Europe et le monde et privilégie le répertoire classique viennois et les débuts du romantisme, tout en accordant une place de choix à la musique contemporaine et aux créations. Dans le but d’approfondir ses échanges avec le public, le MCO multiplie les occasions de rencontre en-dehors des scènes de concert. Feel the Music, l’un de ses projets les plus audacieux, a été spécifiquement conçu à l’intention des enfants sourds et malentendants. En 2009, l’ensemble a aussi initié une académie pour enrichir l’expérience orchestrale de jeunes musiciens. Parmi les derniers projets du MCO figurent le Beethoven Journey avec le pianiste Leif Ove Andsnes et la production de l’opéra Written on Skin de George Benjamin. En 2017, le MCO fera ses débuts à la Elbphilharmonie de Hambourg et sera l’orchestre en résidence au Festival de Saint-Denis.

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