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Orchestre

17 - 19 mars '21

Tournée IV
17 - 19 mars '21

Deutsches Symphonie-Orchester Berlin

Tournée

Dates et lieux des concerts

Interprètes

Programme

Au cours de la saison 2020/2021, une sélection de talents helvétiques aura à nouveau l’occasion de se présenter devant le public local en prélude à la plupart des concerts. Les prestations de ces jeunes artistes seront mesurées à l’applaudimètre. La chanteuse, le chanteur ou l’instrumentiste ayant recueilli la plus forte ovation se verra proposer un engagement comme soliste au cours de la saison suivante. C’est là une «ouverture» à double titre, qui sert non seulement d’introduction aux concerts, mais aussi de porte d’entrée à la carrière des étoiles de demain.
«Sois heureux, mon jeune ami, et reviens vite, afin que je puisse entendre à nouveau ton jeu splendide» a écrit Beethoven en 1794 dans le carnet de Franz Clement. Ce violoniste de quatorze ans était alors un jeune prodige qui avait déjà suscité l’admiration d’un large public à travers toute l’Europe. Les deux musiciens sont devenus par la suite amis et c’est à la demande de Clement que Beethoven a composé en 1806 son unique concerto pour violon et orchestre. Particulièrement faste dans la production beethovénienne, cette année est aussi celle où le compositeur a enfin reconnu sa surdité, assurant toutefois que cette perte de l’audition «ne sera plus un obstacle, même dans le domaine de l’art». Lors de la création du Concerto en ré majeur, le 23 décembre 1806 au Theater an der Wien, Beethoven a pris tout le monde de court. Les critiques ont reproché le «tumulte continuel» et «le contexte souvent décousu» de cette œuvre que le soliste n’aurait même pas eu le temps de répéter avant le concert, si l’on en croit la légende! Longtemps réputé injouable, le concerto est resté presque ignoré au cours des trois décennies qui ont suivi sa création. Ce chef­d’œuvre doit en fin de compte sa réputation à un autre jeune prodige de l’archet: en 1844, Joseph Joachim a fait sensation en jouant l’ouvrage à Londres sous la direction de Mendelssohn, alors qu’il n’avait que treize ans. Le violoniste d’origine hongroise en a dès lors fait une pièce maîtresse de son répertoire, imposant sur le devant de la scène cette œuvre concertante d’un genre nouveau qui bouleverse les relations entre le soliste et l’orchestre.
La Symphonie fantastique est le fruit d’un double coup de foudre. A l’âge de vingt-quatre ans, Berlioz est tombé sous le charme de Harriet Smithson, une actrice irlandaise qui incarnait Ophélie dans Hamlet de Shakespeare sur la scène parisienne. Au même moment, le musicien français a découvert les symphonies de Beethoven qui lui ont donné une secousse «comparable à celle de Shakespeare». Inspiré par la révélation de ce «monde nouveau en musique» et porté par l’amour, Berlioz a laissé son trop-plein de passion éclater dans la première de ses quatre symphonies, ouvrant ce faisant la voie au poème symphonique. Le compositeur a d’ailleurs fait nul secret de la dimension autobiographique de l’ouvrage en le sous-titrant «Episodes de la vie d’un artiste». Quelques jours avant la création de la Symphonie fantastique, le 5 décembre 1830 au Conservatoire de Paris (sous la direction de François Antoine Habeneck), Berlioz a aussi dévoilé par voie de presse un programme détaillé de cette œuvre qui gravite toute entière autour d’une «idée fixe» basée sur le premier thème de l’allegro initial, intitulé Rêveries et Passions. Ce reflet de la femme rêvée et aimée par l’artiste réapparaît dans chacun des quatre morceaux suivants, de la délicieuse valse du deuxième mouvement (Un bal) au Songe d’une nuit de sabbat final (qui culmine avec une ronde infernale annoncée par un Dies irae), en passant par la Scène aux champs (peut-être inspirée par la Symphonie «Pastorale» de Beethoven) et la Marche au supplice. Berlioz a fait preuve dans cette œuvre de toute l’étendue de sa créativité, inventant un univers dramatique sans précédent dans le registre symphonique. «M. Berlioz a tenu parole: sa Symphonie fantastique est un véritable roman musical» s’est extasié le chroniqueur du Figaro au lendemain de la création.

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Biographie

Depuis plus de sept décennies, le Deutsches Symphonie-Orchester Berlin (DSO) s’impose comme l’une des principales formations symphoniques allemandes. Créé en 1946 comme orchestre radiophonique dans le secteur américain de Berlin, l’ensemble a adopté son nom actuel en 1993. Du premier chef principal Ferenc Fricsay à l’actuel directeur musical Robin Ticciati, le DSO Berlin a connu une prestigieuse lignée de chefs attitrés comprenant Lorin Maazel, Riccardo Chailly, Vladimir Ashkenazy, Kent Nagano, Ingo Metzmacher et Tugan Sokhiev. L’orchestre berlinois affiche une présence soutenue sur les scènes internationales au gré de tournées qui l’ont mené jusqu’en Extrême-Orient, en Amérique latine et dans les grandes salles européennes. Souvent primée, notamment pour l’enregistrement de l’opéra L’Amour de loin de Kaija Saariaho, la discographie de l’ensemble s’est encore enrichie sous la baguette de Robin Ticciati, notamment avec des œuvres de Bruckner, Beethoven, Debussy et le Requiem de Duruflé.

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