Sakari Oramo

Interprètes

Chef d'orchestre

20 - 22 mars '19

Tournée IV
20 - 22 mars '19

Sakari Oramo

Tournée

Dates et lieux des concerts

Interprètes

Programme Zurich et Lucerne

Dans le cadre d’une nouvelle série de concerts, nous vous présentons les meilleurs lauréats des prix d’études et prix d’encouragement du Pour-cent culturel Migros. Découvrez nos Solistes de demain au gré d’un court récital de 30 minutes qui débutera une heure avant les concerts Migros-Pour-cent-culturel-Classics suivants : les 28.11.2018, 27.1.2019, 22.3.2019 et 13.5.2019 à Lucerne, ainsi que les 25.10.2018, 27.11.2018, 26.1.2019, 20.3.2019, 9.4.2019 et 26.5.2019 à Zurich. Votre abonnement ou votre billet de soirée vous accorde une entrée gratuite à chacun de ces concerts.

Nos solistes de demain
«Appelez-moi simplement un musicien» se plaisait à dire Rolf Liebermann, l’une des personnalités musicales les plus polyvalentes de la deuxième moitié du XXe siècle. Tour à tour compositeur, chansonnier, chef d’orchestre ou directeur d’opéra, le Zurichois s’est aussi distingué par ses mises en scène lyriques, ses écrits et une mémorable version cinématographique du Don Giovanni de Mozart, réalisée avec la complicité du cinéaste Joseph Losey. Le public genevois se souviendra aussi de son opéra La Forêt, créé en 1987 au Grand Théâtre. Quarante ans plus tôt, Liebermann avait émergé comme compositeur avec Furioso, une page orchestrale créée à Darmstadt en 1947 et qui reste l’une des oeuvres les plus jouées du compositeur suisse. L’ouvrage est construit sur deux séries de douze sons, mais celles-ci se détournent d’un dodécaphonisme strict pour s’adapter à une esthétique très personnelle fidèle à l’écriture tonale. La structure de Furioso est calquée sur une ouverture à l’italienne en trois volets. L’Allegro vivace initial, d’une furieuse rapidité, est marqué par un motif obstiné de quatre notes et d’accords syncopés, alors que le volet médian laisse libre cours à un beau thème joué par la flûte et le cor anglais. Le final combine enfin les exposés thématiques des deux premières parties. L’ensemble se présente comme une oeuvre spectaculaire où un large emploi du piano et des percussions rappelle que Liebermann avait été compositeur de big band dans ses plus jeunes années.
Trois semaines après la première de La Clémence de Titus au Théâtre National de Prague, le 6 septembre 1791, Mozart a créé sa Flûte Enchantée dans un théâtre des faubourgs de Vienne. Sur sa table de travail, le Requiem commandé par le comte von Walsegg était en cours, mais malgré l’urgence de cette tâche et son état d’épuisement, le compositeur a encore trouvé l’énergie et la motivation pour écrire son ultime oeuvre orchestrale, le Concerto pour clarinette en la majeur. L’oeuvre est en fait la reprise d’un projet de concerto pour cor de basset que Mozart avait ébauché fin 1789 à l’intention de son ami et frère de loge maçonnique Anton Stadler, clarinettiste virtuose de l’orchestre de la cour de Vienne qui a largement contribué au rayonnement de son instrument à la fin du XVIIIe siècle. Mozart a confié à la clarinette un rôle prépondérant dans nombre de ses oeuvres tardives. Dans le quintette et le concerto dédiés à Stadler – deux oeuvres qui partagent la même tonalité de la majeur – le compositeur a exploité au maximum les possibilités sonores de l’instrument, sa plénitude et sa souplesse mélodique. Dans cet ultime ouvrage concertant, Mozart a transcendé la ligne du chant pour marier l’art de la musique de chambre à la plus parfaite maîtrise symphonique. Au-delà du seul chef-d’oeuvre instrumental, c’est un véritable hymne à la fraternité universelle que Mozart a exprimé dans ce concerto qui était sans doute destiné à un instrument construit par Stadler lui-même.
Esquissée dès 1885 à Cassel, la Première Symphonie de Mahler a été achevée trois ans plus tard à Leipzig et créée le 20 novembre 1889 à Budapest. La version définitive de l’ouvrage n’a toutefois été dévoilée que le 16 mars 1896 à Berlin. Les prémices de cette Symphonie sont contemporaines du cycle vocal, Chants d’un compagnon errant. Un lien s’est d’emblée établi entre ces mélodies et la Symphonie, cette dernière faisant écho aux pages vocales par le biais de larges citations. En toile de fond de l’oeuvre se profile une aventure amoureuse que Mahler entretenait avec l’épouse du petit-fils du compositeur Carl Maria von Weber. Le surnom de cette Première Symphonie n’a cependant pas de signification essentielle. Le titre n’a aucune relation avec les adversaires de Zeus, mais évoque un roman de l’écrivain romantique allemand Jean Paul retraçant la vie d’un héros dont la seule arme, face à un monde adversaire, est une force intérieure exceptionnelle. Mahler a toutefois nié s’être directement inspiré de ce roman. Dans sa première version, l’ouvrage était bipartite et comprenait cinq mouvements, un andante en ut majeur titré Bluminekapitel étant placé entre les deux premiers mouvements actuels. Les quatre mouvements qui ont été conservés répondent à un schéma de tradition classique: un allegro précédé d’une introduction lente, un scherzo, un morceau de genre tenant lieu de mouvement lent et un final dramatique. Ce dernier est presque aussi étendu que les trois autres mouvements réunis.

Programme Genève

«Appelez-moi simplement un musicien» se plaisait à dire Rolf Liebermann, l’une des personnalités musicales les plus polyvalentes de la deuxième moitié du XXe siècle. Tour à tour compositeur, chansonnier, chef d’orchestre ou directeur d’opéra, le Zurichois s’est aussi distingué par ses mises en scène lyriques, ses écrits et une mémorable version cinématographique du Don Giovanni de Mozart, réalisée avec la complicité du cinéaste Joseph Losey. Le public genevois se souviendra aussi de son opéra La Forêt, créé en 1987 au Grand Théâtre. Quarante ans plus tôt, Liebermann avait émergé comme compositeur avec Furioso, une page orchestrale créée à Darmstadt en 1947 et qui reste l’une des oeuvres les plus jouées du compositeur suisse. L’ouvrage est construit sur deux séries de douze sons, mais celles-ci se détournent d’un dodécaphonisme strict pour s’adapter à une esthétique très personnelle fidèle à l’écriture tonale. La structure de Furioso est calquée sur une ouverture à l’italienne en trois volets. L’Allegro vivace initial, d’une furieuse rapidité, est marqué par un motif obstiné de quatre notes et d’accords syncopés, alors que le volet médian laisse libre cours à un beau thème joué par la flûte et le cor anglais. Le final combine enfin les exposés thématiques des deux premières parties. L’ensemble se présente comme une oeuvre spectaculaire où un large emploi du piano et des percussions rappelle que Liebermann avait été compositeur de big band dans ses plus jeunes années.
Trois semaines après la première de La Clémence de Titus au Théâtre National de Prague, le 6 septembre 1791, Mozart a créé sa Flûte Enchantée dans un théâtre des faubourgs de Vienne. Sur sa table de travail, le Requiem commandé par le comte von Walsegg était en cours, mais malgré l’urgence de cette tâche et son état d’épuisement, le compositeur a encore trouvé l’énergie et la motivation pour écrire son ultime oeuvre orchestrale, le Concerto pour clarinette en la majeur. L’oeuvre est en fait la reprise d’un projet de concerto pour cor de basset que Mozart avait ébauché fin 1789 à l’intention de son ami et frère de loge maçonnique Anton Stadler, clarinettiste virtuose de l’orchestre de la cour de Vienne qui a largement contribué au rayonnement de son instrument à la fin du XVIIIe siècle. Mozart a confié à la clarinette un rôle prépondérant dans nombre de ses oeuvres tardives. Dans le quintette et le concerto dédiés à Stadler – deux oeuvres qui partagent la même tonalité de la majeur – le compositeur a exploité au maximum les possibilités sonores de l’instrument, sa plénitude et sa souplesse mélodique. Dans cet ultime ouvrage concertant, Mozart a transcendé la ligne du chant pour marier l’art de la musique de chambre à la plus parfaite maîtrise symphonique. Au-delà du seul chef-d’oeuvre instrumental, c’est un véritable hymne à la fraternité universelle que Mozart a exprimé dans ce concerto qui était sans doute destiné à un instrument construit par Stadler lui-même.
Esquissée dès 1885 à Cassel, la Première Symphonie de Mahler a été achevée trois ans plus tard à Leipzig et créée le 20 novembre 1889 à Budapest. La version définitive de l’ouvrage n’a toutefois été dévoilée que le 16 mars 1896 à Berlin. Les prémices de cette Symphonie sont contemporaines du cycle vocal, Chants d’un compagnon errant. Un lien s’est d’emblée établi entre ces mélodies et la Symphonie, cette dernière faisant écho aux pages vocales par le biais de larges citations. En toile de fond de l’oeuvre se profile une aventure amoureuse que Mahler entretenait avec l’épouse du petit-fils du compositeur Carl Maria von Weber. Le surnom de cette Première Symphonie n’a cependant pas de signification essentielle. Le titre n’a aucune relation avec les adversaires de Zeus, mais évoque un roman de l’écrivain romantique allemand Jean Paul retraçant la vie d’un héros dont la seule arme, face à un monde adversaire, est une force intérieure exceptionnelle. Mahler a toutefois nié s’être directement inspiré de ce roman. Dans sa première version, l’ouvrage était bipartite et comprenait cinq mouvements, un andante en ut majeur titré Bluminekapitel étant placé entre les deux premiers mouvements actuels. Les quatre mouvements qui ont été conservés répondent à un schéma de tradition classique: un allegro précédé d’une introduction lente, un scherzo, un morceau de genre tenant lieu de mouvement lent et un final dramatique. Ce dernier est presque aussi étendu que les trois autres mouvements réunis.

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Biographie

Depuis son entrée en fonction à la tête de l’Orchestre Philharmonique Royal de Stockholm pour une période initiale de trois ans, Sakari Oramo a renouvelé à trois reprises son contrat qui court maintenant jusqu’en 2021. Il avait auparavant été chef attitré de l’Orchestre Symphonique de la Radio Finlandaise. Depuis 2013, il dirige l’Orchestre Symphonique de la BBC, avec lequel il a participé à plusieurs reprises aux Proms londoniens, et le Ostrobothnian Chamber Orchestra. Il est en outre le chef attitré du Kokkola Opera, scène lyrique qu’il a fondée en 2004, et dirige de nombreux orchestres de réputation internationale à titre de chef invité. Initialement formé comme violoniste dans sa ville natale de Helsinki, Sakari Oramo avait commencé sa carrière comme premier violon solo de l’Orchestre Symphonique de la Radio Finlandaise avant de se former à la direction auprès de Jorma Panula. Il continue à se produire occasionnellement comme violoniste, notamment dans le registre de la musique de chambre.

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