Interprètes

Chef d'orchestre

7 - 9 avr. '21

Tournée V
7 - 9 avr. '21

David Zinman

Tournée

Dates et lieux des concerts

  • 07 avril 2021 | Victoria Hall Genève | 20:00
  • 08 avril 2021 | Casino Berne | 19:30
  • 09 avril 2021 | Tonhalle Maag Zurich | 19:30

Interprètes

Programme

Programme avec Valentine Michaud (saxophone), gagnante du concours «Ouverture 19/20».
Une œuvre gracieuse et enjouée, qui porte l’empreinte bucolique de la campagne bohémienne où elle a été composée: il n’en fallait pas plus pour faire de la Huitième Symphonie de Dvořák l’une des œuvres les plus populaires du musicien tchèque. Le compositeur l’a écrite en l’espace de quelques semaines, de fin août à début novembre 1889, quatre ans après sa précédente Symphonie No 7 en ré mineur. «Je veux composer quelque chose qui diffère des autres symphonies, avec des idées individuelles travaillées de façon nouvelle» a affirmé Dvořák au moment de se mettre au travail dans sa résidence secondaire de Vysoká. Le musicien a pu ainsi mettre un terme à la crise personnelle qui l’avait accablé et laisser «les mélodies se déverser d’elles-mêmes» dans cet ouvrage au ton franchement populaire.
Après avoir lui-même dirigé la création de l’œuvre à Prague, le 2 février 1890, le compositeur a encore repris la baguette pour présenter sa Huitième Symphonie à Londres, Francfort et Cambridge, où il a préféré laisser à la musique le soin d’exprimer sa reconnaissance pour le titre de Docteur honoris causa décerné par la célèbre université britannique. «C’est une œuvre splendide!» a affirmé le chef d’orchestre Hans Richter après la première audition viennoise de l’œuvre, alors que Brahms a relevé que «tout est beau et musicalement captivant». Simrock, l’éditeur berlinois de Dvořák, avait bien tort de bouder une nouvelle œuvre de grande envergure au profit de petites pièces de salon, moins coûteuses à produire en concert. Refusant le maigre montant que lui proposait Simrock pour sa Huitième Symphonie, le musicien tchèque a trouvé preneur à la maison londonienne Novello, ce qui vaut parfois à cette Symphonie en sol majeur d’être désignée comme la «Symphonie anglaise» de Dvořák. L’esprit qui prévaut dans cet ouvrage est pourtant profondément bohémien. Derrière son ton populaire et joyeux, la Symphonie en sol majeur dévoile aussi des moments plus sombres, à commencer par la cantilène en mode mineur qui introduit le premier mouvement. Ce motif affirme sa présence dans la suite du morceau, qui fourmille par ailleurs d’autres idées thématiques. «A peine un motif est-il devenu familier que le prochain fait déjà un clin d’œil, de façon à ce que l’auditeur est constamment dans un plaisant état d’excitation» a apprécié Leoš Janáček, autre figure marquante de la musique tchèque. La symphonie se poursuit avec un Adagio qui oscille lui aussi entre les modes majeur et mineur et un Allegretto grazioso qui tournoie au rythme d’une valse pour se rapprocher du style d’un Ländler. Le bouillonnant morceau final décline deux suites de variations.

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Biographie

Natif de New York, David Zinman a été remarqué par Pierre Monteux alors qu’il étudiait la direction au Tanglewood Music Center. Au cours de sa carrière, le musicien américain a été chef attitré de l’Orchestre Philharmonique de Rochester, de la Philharmonie de Rotterdam et de l’Orchestre Symphonique de Baltimore, qu’il a élevé au rang des meilleures phalanges américaines. Ancien directeur artistique du Festival de musique d’Aspen (1985 à 2009), il a aussi été à la tête de l’Orchestre de la Tonhalle de Zurich pendant près de deux décennies (1995–2014), formation dont il reste chef honoraire. David Zinman poursuit sa carrière à titre de chef invité, notamment avec l’Orchestre Symphonique de Montréal, l’Orchestra della Svizzera Italiana et le Konzerthausorchester Berlin. Il donne aussi des cours d’interprétation, entre autres à l’Académie Sibelius d’Helsinki et au Royal Academy of Music de Londres ou en collaboration avec l’Orchestre de la Tonhalle et l’Orchestre National de Lyon.

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